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PARIS  RESSUSCITE


Paris n'a pas souffert de la guerre, mais a souffert exactement autant que Berlin de ce qui fut pire que la guerre: l'après guerre, le déferlement du bâti industriel des trente glorieuses. Que faire ? Quelle alternative ? Voici une série de projets destinés à susciter le débat:

"Mieux avant" ? 

La nouvelle Chancellerie. Un bâtiment très intéressant dû à Axel Schultes et Charlotte Frank, mais qui s'harmonise mal avec le quartier prestigieux environnant.

Ruines de Berlin, 1947

La Norddeusche Landesbank à Hanovre. Une charmante silouhette égaie le centre-ville. Behnisch, Behnisch & Partner, Arch.

Ce que l'on appelle les "tissus mineurs" désigne, dans le jargon urbanistique, la ville et son bâti, moins les monuments importants: maisons immeubles, bureaux, etc.
Avec ce choix de villes allemandes vers 1900, le jeu des cartes postales anciennes est une fois de plus édifiant.
Mais la seule protection d'édifices historiques centraux n'est rien sans une restitution des ensembles secondaires. 

L'Allemagne est une démonstration en vraie grandeur, un laboratoire de la régression que constitue la construction industrialisée dite "architecture contemporaine" des trente glorieuses. Les paysages ci dessous ne sortent pas d'un rêve: ils étaient la norme moyenne de beauté il y a un siècle.

Car en effet en Allemagne, et cela diffère des pays voisins, les villes sont, comme les autres villes d'Europe, défigurées par le XXème siècle. Mais les destructions insensées de la guerre ont, de plus, attaqué tout les centres historiques, et fait surgir des ensembles entièrement modernes là ou se trouvait un patrimoine ancien considérable, tant en volume qu'en valeur. Et non seulement, à des exceptions notables comme Münich ou Lübeck, on a insufisamment reconstruit à l'identique ce qui aurait dû l'être mais, contrairement à une idée reçue, on a plus détruit après la guerre que pendant. Les politiques inconséquentes de reconstruction n'ont donc bel et bien fait que poursuivre, à bas bruit et étalé dans le temps, les destructions concentrées dans les six dernier mois de la guerre. Véritable aubaine pour les partisans frustrés de la table rase, les années 50, 60, et 70, moins spéctaculaires, furent plus terrible en fin de compte que la guerre pour l'art. Beaucoup de ce qu'il eût été possible de restaurer, a fait place à "du moderne", c'est à dire au néant artistique que nous connaissons. Le grand coupable est donc moins le sinistre Arthur Harris et ses immenses destructions inutiles, que ceux qui ont "reconstruit" le pays: il y a pire, bien pire que de détruire le patrimone ancien, c'est de construire du moderne.

Néanmoins, malgré l'incendie final de 1945, ces villes ont encore de beaux restes. Ceux-ci posent un problème permanent aux urbanistes actuels, désireux de réparer ce désastre. En effet, l'Europe et son immense par historique subsistant révèle continuellement, à chaque coin de rue, la pauvreté de la construction industrialisée. Cette présence embarassante n'existe pas à Dubaï ou à Schenzen, villes sans passé, mais homogènes. On peut y oublier qu'il existe autre chose que l'architecture rationalisée du XXème siecle. Or, même dans la ville européenne la plus meurtrie, on tombe tôt ou tard sur un trésor caché épargné par le tmeps.

Personne ne discutait, ni dans l'après-guerre ni ajourd'hui, l'opportunité d'une restaurations des monuments importants. Beaucoup des édifices importants montrés sur ces cartes postales sont donc toujours là, même si ce ne sont parfois, plutôt que des restaurations, de véritables re-créations ex-nihilo. Ce que ces images suggèrent en revanche est l'importance des "tissus mineurs", qui font souvent cruellement défaut.  La reconstruction, plus ou moins fidèle, de monuments, non seulement ne répare pas la perte des tissus mineurs, l'ordonnancement des rues, des maisons et des repères anciens, mais de plus forme un écho discordant auxmédiocrités surgies aux abords de ce qui a survécu. A quoi sert-il de reconstruire un château berlinois si il est enserré d'immeubles de type "Novotel" et que se dresse une horrible tour de télévision en arrière-plan ?

Depuis la réunification, la pression de l'opinion publique, dans ce pays dépossédé de son passé prestigieux qui était d'une incommensurable richesse et était aussi le nôtre, a obligé les bétonneurs à se restreindre, à réfléchir, voire à revenir en arrière. Certains de ces endroits sont, suite à de nombreuses reconstructions, redevenus plus proches de ces photos anciennes qu'ils ne l'était il y a vingt ans. Il n'y a jamais eu autant de chantiers historiques que ces vingt dernières années.

Le centre de Munster, en Rhénanie du Nord, détruit le 25 mars 1945. Les maisons renaissances furent reconstruites à l'identique . A droite, contrastant avec ce relevé "à la Saint-Malo", immeubles insignifiants près de la gare, typiques des "trente glorieuses".

La France est massivement concernée par ce débat: deuxième pays le plus détruit après l'Allemagne (Le Havre, par exemple, rasé en 1944 est aujourd'huis l'une des villes les plus laide d'Europe, bien plus que Münich ou Berlin). La France est la patrie des grands ensembles et des tours: le problème s'y pose donc tout aussi gravement.

Le Havre, Hôtel de ville (classé au patrimoine mondial de l'UNESCO).  Auguste Perret est considéré comme un "classique". Cette terminologie très théorique n'occulte que fort peu la mince différence d'effet entre Perret et n'importe quelle barre de de Jean Dubuisson.

Le Boulevard Vincent Auriol, Paris, XIIIème arrondissement. Jamais aucune bombe n'est tombé sur cet endroit: ce furent les bulldozer de Pompidou.


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Ces images ont été collectées par http://www.skyscrapercity.com/showthread.php?t=196145.


Berlin

Le Reischtag. Ce bâtiment célèbre, qui avait traversé tout les saubresauts, les bombardements et tout les coups de canon, restructuré (ci-contre) par Norman Fosters, apparaît ci dessous (vers 1900) dans toute son ancienne splendeur "Grand Palais". Remarquer l'ancienne coupole, de type "Printemps Haussmann". Plus frappant dans ce document est l'absence totale du moindre édifice laid ou discordant dans le panorama environnant: cette ville semble sortie d'un rêve alors qu'elle représentait une norme moyenne de beauté en 1910... Dire qu'il aurait suffi de le restaurer à l'identique (les photos ne manquent pas et cela eût coûté moins cher). Pourquoi, grand Dieux, ne l'ont-ils pas fait ? Norman Foster a essayé de faire cohabiter son dôme avec l'existant, et n'est évidemment arrivé qu'à donner l'impression d'une réparation bon marché. Ce bâtiment apparaît amputé, meurtri. Le grand architecte multiprimé Norman Foster a du mal, c'est évident, à lutter avec le "simple" Paul Wallot, architecte standard de 1880, nous dirions en France (avec la nuance "tâcheron sans intérêt") un "Prix de Rome".  Le tâcheron moyen de 1884 écrase littéralement le "génie" contemporain. Cherchez l'erreur...


Voici deux immeubles d'Unter der Linden, les Champs elysées de Berlin, vers 1910. C'es deux immeubles étaient un lieu réputé, l'angle de la Friedrichstrasse et d'Unter den Linde ou se trouvait le café Kranzler, une sorte d'équivalent du Flore, ou du café de la Paix. Mais à vrai dire, Unter den Linden ressemble plutôt au bas des Champs Elysées, entre le Rond Point et la Concorde: dégagé, vert, peu dense. Certains édifices importants, nous allons le voir, on survécu ou ont été restaurés. La partie ci dessous n'existe plus. Aucun de ces immeubles n'ont été reconstruits à l'identique. Là est l'un des point essentiels: la reconstruction ou la protection des tissus mineurs est aussi importante que celle des monuments principaux.  Le Berlin Wilhelmien affectionnait, la clientèle étant identique, les grands immeubles bourgeois comparables à ce que nous appelons à Paris (souvent fautivement) "Haussmannien". Beaucoup, heureusement, ont traversé le XXème siècle (site remarquable d'un amoureux de l'Europe centrale)

Ci-contre, ce qui restait de l'immeuble de droite, néo-Renaissance, en 1945, ou se trouvait le café Kranzler. 

En revanche la partie d'Unter den Linden que nous voyons ci dessous vers 1900 a été ces dernières années massivement restructurée, jusqu'à retrouver un aspect assez proche de son état d'avant guerre. La plupart des bâtiments qui apparaissent sur cette carte postale ancienne sont toujours présent, restaurés ou reconstruits. On peut dire que le coeur de la vieille capitale prussienne bat à nouveau sur ces 1,4 km. Sur la gauche, juste derrière la voiture transportant quatre hommes en uniforme, on apperçoit la "Alte Kommandantur", l'équivalent de notre Hôtel des Invalides pour ce qui est de la fonction, reconstruite à l'Identique par le géant des media Bertelsmann, à partir de rien, sans plans, uniquement grâce à des photos d'époque. Il s'agit donc d'un quasi re-création, comme l'église de la Madeleine est une re-création de l'Olypéïon à Athène, ni plus ni moins. Ce remarquable travail est du à l'architecte Thomas van den Valentyn. Mais pourquoi, sur la façade sur jardin, ce rideau de verre anachronique, inévitable concession à l'architectualement correct ?

On découvre sur cette photo Google StreetView l'etat actuel du site. La Alte Kommandantur, à la place de laquelle les communistes avaient construit, transversalement, une hideuse barre à la Jean Dubuisson rasée en 2000, a repris sa place. L'ensemble est donc, suite à ces massives restauration, quasiment redevenu ce qu'il était. La reconstruction du Château, que l'on espère que l'énorme dette qui grève notre civilisation toute entière ne la repoussera pas aux calendes grecques, achèverait la restitution intégrale de la grande artère prestigieuse du Berlin d'avant-guerre.

 En face se trouve la "Zeughaus", ou Arsenal, construite sous Frédéric Ier entre 1695 et 1706. l'Arsenal est la plus ancienne construction d'Unter den Linden. On le voit ci dessous dans son Etat actuel. Très endommangé en 1945 (ci-contre: la façade était ouverte en plusieurs endroits), restauré entre 1948 et 1965. Il abrite aujourd'hui le Deutsche Historische Museum. L'affreux dôme en verre et acier qui recouvre la cour intérieure existait, sous une forme moins laide, avant guerre.

Une autre image de la Zeughaus à la belle époque, et aujourd'hui restauré, seul 40 % des matéraiux d'origine étant encore contenu dans le bâtiment actuel, qui est donc, en partie, une recréation moderne, ce qui est courant dans ces cas. Mais c'est plus que le nombres de pierre d'origine qui subsitent de Notre-Dame après Viollet le Duc, soit environ 20%. Hélas la monstrueuse tour de la télévision se dresse derrière ce décor, tout comme notre tour Montparnasse derrière la place de la Concorde.

 

Vue générale d'Unter den Linden aujourd'hui, après les nécessaires destructions de bâtiments légués par le précédent régime, comme l'ancien ministère des affaires étrangères de la RDA, qui barrait le premier plan à la place de l'alte Kommandantur à gauche, transversalement, assez comparable à la barre de Jean Dubuisson à Montparnasse. Bon débarras! 

Le Louvre de Berlin, ci dessus le Berliner Schloss, vers 1895. Le château des rois de Prusse était un monument prestigieux, fortement endommagé par les raids aériens massifs de six derniers mois de la Guerre. Ce vaste palais dü à Andreas Schlüter (1659 - 1714), le grand architecte baroque et sculpteur de Frédéric 1er, fut cumulativement victime trois fois de la barbarie incultes, d'abord par les bombardements, puis par le grisâtre Walter Ulbricht qui le fit démolir en 1950, alors qu'il aurait pu être restauré, au motif qu'il fallait en finir avec le "militarisme prussien", et ce malgré la protestations unanime d'historiens d'art comme Nikolaus Pevsner, enfin par l'urbanisme des années 60, tout aussi épouvantable des deux côtés du mur, voire pire du côté "capitaliste" car porté par le miracle économique. En l'occurence, il fut remplacé par le Palais de la république, monstre pompidolo-stalinien heureusement démoli récemment.

Ce château (ci dessous, image de synthèse incrustée dans la réalité) va, on l'espère, être reconstruit à l'identique, comme on le sait, à l'initiative d'une association fondée par l'homme d'affaire hambourgeois Wilhelm von Boddien. Unter den Linden reprendra alors plus ou moins son aspect d'avant-guerre. La bêtise a encore trouvé à s'exprimer malgré le vote massif du très politiquement correct Bundestag en faveur de la reconstruction, notamment par la voix des architectes majoritairement opposés au projet, comme si l'architecture moderne n'avait pas eu sa chance à Berlin...

Gedächtniskirche ou Eglise du Souvenir est une des plus stupides initiatives de la reconstruction de l'après-guerre avec la Maison Peller à Nüremberg. Contrairement à ce que l'on croit parfois elle s'appelait déjà Eglise du Souvenir , ayant été construite à la mémoire de l'Empereur Guillaume Ier.


On remarquera l'élégance et l'harmonie de l'immeuble voisin qui reprenait le même décors néo-roman que l'église avec ce "beffoi" d'angle octogonal, qui souligne l'importance d'abords conformes à un monument sans lesquels il est dépaysé. On est loin de ces soucis artistiques aujourd'hui: l'église fut "reconstruite", on le sait, sous la forme complètement dénaturée que nous lui connaissons, flanquée d'un "minaret" évoquant un transformateur, et d'une "église moderne" qui a tout d'un parking. Dans ce bunker, inauguré le même jour que la reconstruction, un peu moins ratée, de la cathédrale de Coventry, elle aussi bombardée, se trouvent des reliques des deux monuments accompagnés d'un préchi-précha pour la paix, ce qui est très bien.  Bref, cette église aurait dû être reconstruite à l'identique, et les ajoûts opérés en 1961 devraient purement et simplement être démolis.


Ci dessous se trouve la Bourse de Berlin, qui était bien plus belle que la nôtre (architecte: Friedrich Hitzig 1864), mais qui malheureusement, elle, a totalement diparu. Les communistes en avaient, comme les urbanistes de l'Ouest, non seulement contre ce qui est beau et ancien, mais aussi contre l'économie fonctionnant normalement. Les ruines de la bourse fut donc déblayées en 1964.

A la place se dressa le monstrueux Palasthotel en 1976 qui, fort heureusement sera démoli en 2000.  (toujours l'amiante!) Ci-contre, l'hôtel vers 1982. C'était l'hôtel le plus luxueux de Berlin-est. Ne blâmez pas les communistes ! ce n'est ni plus, ni moins moche, que notre XIIIème arrondissement de Paris et l'abominable Place d'Italie. 

Gendarmenmarkt, qui a conservé sa beauté d'antan. (Etat actuel, vignette en haut à gauche). Malheureusement, plus de jardin (pourquoi ce dallage de type "pietonnier" ?).  En bas, Gendarmenmarkt en 1945. Cette place magnifique comporte deux cathédrales jumelles, une allemande, une huguenotte, surmontées d'un tambour et d'un dôme (seule l'une apparaît ici). Les immeubles détruits en arrière plan ont été , pour les abords immédiats, remplacés par des bâtiment d'une laideur supportable. Mais les photographes s'arrachent les cheveux pour faire illusion, et maintenir hors champs les horreurs qui ont inévitablement poussé plus en arrière de ces monuments (au milieu). En effet, à quoi sert une restauration aussi soigneuse si on laisse subsister l'espèce d'armoire de Markgrafenstrasse qui détruit totalement l'ensemble ? Ces restes des années 70 doivent tomber, au moins remplacés par le service minimum d'Aldo Rossi (le "smic beauté", selon l'expression d'Antoine Yani), à l'exemple de ce qu'il réalisé en 1996 tout près, à l'angle de Zimmerstrasse et de Markgrafenstrasse.





Dresde

Tout a été dit sur cet atroce crime, il ne sera revenu que brievement sur son aspect historique, seul l'aspect architectural nous intéresse.
"Je suis retourné à Dresde, dit l'écrivain germano-américain Kurt Vonnegut dans "Abattoir 5", son roman de science-fiction racontant la nuit qu'il passa le 13 février 1945 dans un abattoir désaffecté, "ça ressemble à n'importe quelle ville du Nevada". 
Et il est vrai que les reconstructeurs d'après guerre, en "zone soviétique", furent particulièrement scrupuleux dans la volonté de faire le plus laid possible. En effet, il était difficile de faire pire que la Pragersrtasse, par exemple (ci contre) grande artère commerçante avant guerre. On appelle cela "urbanisme socialiste". Mais ce n'est que de l'architecture moderne normale, qui ne diffère en rien de La Défense, de Montparnasse voire de certains (pas tous heureusement) projets actuels du "Grand Paris". On attend toujours le dynamitage de ces cage à poulet. Comment en est on arrivé là ?

Yves Durand dansHistoire de la seconde guerre mondiale, (éditions complexe, 1997, p278 -28) nous dit: "Au début 1942, le nouveau chef du Bomber Command, Arthur Harris, en plein accord avec Churchill, lance un plan de bombardement par zones, visant les principales villes allemandes. Le conseiller scientifique de Churchill en la matière, Cherwell, préconise le pilonnage systématique des 58 plus grandes villes allemandes pour déloger, en 15 mois, les habitants et briser le courage des populations. Il s'agit donc bien de frapper, en priorité, le moral allemand et les populations civiles. Le chef de l'armée de l'air britannique, Portal, écrit :

"Il est clair que les nouvelles cibles seront les secteurs d'habitation".

Première visée dans la nuit du 28 au 29 mars 1942, Lübeck. En avril, ce sera Rostock, le 30 mai, 1 000 avions déversent sur Cologne des tonnes de bombes explosives et incendiaires, en juin ce sera au tour de Brême. Au total, 60 villes allemandes sont désignées comme cibles.

Aux opérations britanniques, s'ajoutent celles de l'US Air Force. La VIIIe Air Force installée en Angleterre, et la XIIe Air Force depuis ses bases d'Italie, attaquent aussi le territoire dominé par le Reich. Toutefois, le commandement américain concentre d'abord exclusivement ses opérations sur des des objectifs de production ou de transport militaires.

Un programme américain de bombardements stratégiques était élaboré par l'Air War plan Division que dirigeait le général Arnold. Ce plan désigné sous le nom d'AWPD-2 prévoyait d'attaquer d'abord les bases et chantiers de construction de sous-marins, puis les transports, les centrales électriques, les raffineries et usines de pétrole synthétique, les fabriques d'aluminium, de caoutchoux synthétique, les constructions aéronautiques. Les attaques terroristes des villes (prévues au plan APWD-1) ne figurent plus dans l' APWD-2 ! L'objectif, théorisé vers la même date par Seversky dans son ouvrage Through Air Power, semblait être d'opérer dans l'infrastructure industrielle de l'Allemagne". (Merci à tietie007 pour cette citation)

Ce plan raisonnable et efficace n'a pas été retenu par les britanniques, privant le ptrimoine mondial de l'humanité d'immenses trésors et faisant 700 000 victimes civiles.

Comment a-t-on relevé ce désastre ?

Le paysage ci dessus a partiellement récupéré son aspect ancien aspect


Ci dessus Dresde, Aujourd'hui, reconstruit, pour ce qui est d'une zone centrale hélas assez restreinte , à l'identique. A droite, le Semper Oper, L'Opéra, entièrement refait à partir de rien en 1985. Depuis la Réunification de l'Allemagne, un ambitieux programme de reconstruction, prenant le contrepied de l'urbanisme "socialiste" appliqué jus'alors (qui ne diffèrait en rien, rappelons le, de l'urbanisme moderne à l'Ouest), a permi de récupérer une peite partie de ce qui a été détruit, par des réconstitutions, fort habiles, de maisons anciennes, relevées d'après des photographies, des peintures d'époques, des plans anciens. Ci dessous, une rue reconstruite intégralement à partir de rien, la Rampische Straße. Les maisons sont en réalité en béton banché, le décor étant restitué sur les façades. Ceci ne présente aucun inconvénient si la modénature est correctement reproduite ou recréée. 












Leipzig















Breslau / Wroclaw












Stettin/Szczecin








München (Munich)



Churchill tranchera en faveur du chef du Bomber Command, le général Harris. Si en 1941, avec les bimoteurs Manchester, Hampden et Blenheim, la RAF était limité dans ses possibilités de bombardement, la mise en service du quadrimoteur Stirling dans le courant 41 et surtout Halifax, permirent d'intensifier les bombardements. Cette année là, 100 000 tonnes de bombes seulement furent lancées sur l'Allemagne, avec une précision très médiocre.

L'aviation de bombardement bénéficiait de 40% de l'effort d'armement de la Grande Bretagne et ce choix ne serait pas révisé. Le bombardement et la destruction des villes allemandes allait être le nouvel objectif.

L'optimisme des chefs britanniques et surtout de Harris était à son comble. Ce calcul fut pour beaucoup dans l'acharnement de Churchill et de Brooke à s'opposer à un débarquement en France en 1943. (On reparlera de ce fameux débarquement en 1944, pour contrer les soviétiques ...)









Freiburg








Hamburg





















Karlsruhe






Magdeburg






Halle








Danzig/Gdansk










Bremen








Francfort










Hannover










Braunschweig (Brunswick)














Kassel










Lübeck








Königsberg/Kaliningrad










Bonn




Köln (Cologne)














Düsseldorf






Straßburg/Strasbourg








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